Confédération Française Démocratique du Travail


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"Démocratie, solidarité, liberté, émancipation, autant de valeurs que la CFDT souhaite faire partager à ses adhérents."

samedi 28 mars 2009

quelque part à Mont Villepinte

Voici un message envoyé par un visiteur du Blog:

Comme quoi les histoires se ressemblent




"Grève de la médiathèque
L'équipe de la médiathèque de Villepinte
Grève du personnel de la médiathèque de Villepinte le 2 juillet
contre le chantage des élu-e-s

Le décret n°2006-779 du 3 juillet 2006 a fixé les nouvelles règles concernant l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à certains personnels de la fonction publique territoriale, notamment à ceux exerçant des fonctions d'accueil à titre principal (soit plus de 50% du temps de travail), ce qui est le cas de tous les agents de la médiathèque

Ce décret n'est pas applicable à la bonne volonté des municipalités, ce n'est pas un privilège mais bien un droit pour les fonctionnaires territoriaux. La NBI est obligatoire dès lors que les agents en font la demande. Par ailleurs, cette NBI a un effet rétroactif : elle prend effet le premier jour ou l'agent exerce les fonctions ouvrant droit à la NBI. Ainsi, même si la décision d'attribution intervient plus tard, le versement de la NBI est rétroactif.

Une première demande a été faite le 10 avril 2007, suivi de nombreux échanges, tous infructueux. La DRH et l'ancienne municipalité ont fait traîner le dossier et nous fournissaient des réponses erronées pour justifier le refus et diviser l'équipe.

Lors de la campagne pour les dernières élections municipales, nous avions alerté les candidats Roland et Borgel sur cette question, qui nous avaient alors soutenus.

Lors de son discours au personnel communal, Mme Roland, nouvellement élue, a précisé qu'elle voulait en finir avec les dysfonctionnements de l'ancienne majorité et mettre à plat le système de traitement des agents municipaux. Par ailleurs, elle a mis l'accent sur l'importance qu'elle accordait au droit de grève.

A plusieurs reprises, nous avons entendu de la part de divers élus de la nouvelle majorité la promesse que notre dossier était « en cours de traitement », allait « être réglé très rapidement », etc .

Aucune réponse tangible ne nous a été donnée suite à nos nombreuses alertes : lettre recommandée envoyée par chaque membre de l'équipe, échanges de mails avec la DRH et le bureau du Maire, rencontre avec l'élu au personnel. Ce dernier a eu une argumentation mensongère, nous affirmant que la NBI était à la discrétion des communes et que la rétroactivité était impossible, voire interdite. Grand prince, il nous a néanmoins promis qu'il essaierait de nous obtenir la rétroactivité depuis la date de l'élection de Nelly Roland, le 1er avril 2008.

La nouvelle municipalité place sur le plan politique un dossier administratif. Or, malgré le changement de municipalité, il doit y avoir une continuité administrative.

Un préavis de grève a été déposé pour le 2 juillet 2008, espérant ainsi provoquer des négociations. La seule réponse qui nous a été donnée : « si vous faîtes grève, pas de rétroactivité à compter du 1er avril ». Ce chantage est pour le moins inacceptable. Par ailleurs, nous ne savons toujours pas quand nous toucherons la NBI.

Notre consternation est à son comble : chantage, atteinte du droit fondamental qu'est le droit de grève, déni de reconnaissance du droit à la Nouvelle bonification indiciaire, promesses orales non suivies d'effets, refus de négociations, amateurisme dans la gestion des dossiers, etc. Cette nouvelle municipalité, de gauche, qui voulait rompre avec les méthodes tendancieuses de ses prédécesseurs, ne fait en réalité que poursuivre, voire aggraver, ces pratiques.


Pour toutes ces raisons, nous maintenons la grève du 2 juillet 2008
car nous refusons de céder au chantage."

mediatheque@centreculturel-villepinte.fr

2 commentaires:

CFDT MARTIGUES a dit…

Si je peux me permettre ,la grève est un moyen de rapport de force mais il existe aussi la voie juridique ,il suffit de trouver quelques cas et de faire un mémoire syndical qui regrouperait le tout.
La NBI est toujours contesté avec raison.

co-administrateur a dit…

comme quoi, il y a le discours réservé au plan national, et les actes sur le plan local qui diffèrent du tout au tout...faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. et surtout pas de contestation possible ou il vous en cuira.....et dire que ça se dit du côté des salariés. mais il ne faut pas laisser tomber, vous êtes dans votre bon droit